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NOTE DE LA RÉALISATION: Ce projet a débuté sur un coup de tête. Beaucoup d'idées mais peu de réalisations, il fallait réagir et se lancer. Je voulais faire un film simple à réaliser, faisable tout de suite. J'ai donc écrit ce huis clos comportant à la base deux défis majeurs : éclairage à la bougie, pour une ambiance sombre et intime (ce qui est le cas sauf pour le dernier plan ou la lumière du jour nous a légèrement aidés) et surtout, improvisation du monologue ! La mise en scêne était ´tablie et de petites amorces de texte étaient préparées mais le contenu même du soliloque lui, devait être le fruit magique et précieux du tournage.
La mise en scêne d'ailleurs était prévue différemment au départ. L'arme à feu devait apparaître à l'écran de manière explicite. Mais au moment de tourner le premier plan du pistolet, j'ai remis en question cette idée et j'ai opté pour une vue plus déroutante, une vue subjective de l'arme, comme si la caméra était placée dans le canon de celle-ci. J'ai tout de suite eu conscience de la difficulté que pourrait avoir le spectateur à comprendre ce plan, mais ce visuel collait davantage à mon imaginaire.
Certaines décisions capitales ont également été prises au moment du montage. Comme lapparition de flash blancs de plus en plus rapides qui contribuent à augmenter la tension générale du film.
Soliloque a énormément de défauts, mais j'en reste assez fier car c'est mon premier vrai court-métrage. Les moyens mis en œuvre sont maigres, mais le résultat, bien que discutable, reste proche de ma vision initiale.
Roch Postel
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