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NOTE DE LA RÉALISATION: Survol imagé fait référence à mon premier amour qui date de mon entrée au collège. C'est à l'époque que j'ai découvert la notion d'inspiration qui est d'ailleurs l'un des sujets du film. L'écriture et la réalisation furent donc relativement simples. J'ai fait ce film comme j'aurais écrit un poême en prose : je me suis laissé inspirer. La voix off est venue rapidement, j'ai cependant longuement hésité avant de la valider, tout comme le film dans sa globalité. Le final cut fut très dur à décider, car une fois le film terminé, de nombreux doutes ont submergé mon esprit. C'était ma première expérience sentimentale filmique, et j'avais beaucoup de mal à assumer cette partie de ma réalisation.
Je suis plutôt satisfait de l'aspect technique, surtout l'esthétique de l'image qui correspond bien à l'ambiance recherchée. La voix off en revanche n'est pas parfaite mais comment pouvait-elle l'être ... Il fallait qu'elle exprime une certaine fragilité, une émotion retenue, comme une tempête intérieure qui s'amplifie de mot en mot et à laquelle on essaie de résister. Simplement, ce film est une déclaration d'amour, et l'amour est dur à déclarer.
La collaboration avec l'actrice, Camille Tourny, fut là encore simple et sans difficulté. Elle a parfaitement joué son rôle et je trouve le résultat convaincant. Ce que j'aimerais, au fond, c'est que le spectateur tombe un peu amoureux de ce personnage féminin, approchant ainsi les sentiments du jeune poête pour sa muse. Mais cinq minutes c'est bien trop court et je doute que cela puisse être le cas.
J'ai également eu le plaisir de créditer mon ami David Mauro sur ce film, compositeur de la ligne de guitare qui conclue cette fiction. Quand j'ai entendu cette mélodie, j'ai su tout de suite que j'allais la mettre dans mon film, ce fut une évidence.
J'ai pour finir, un petit quelque chose à dire concernant le postlogue . C'est quoi cette image bizarre après le générique ... Et bien, cette image fabriquée artificiellement, a pour moi la fonction de test de Rorschach . Je m'explique, vous connaissez peut-être le fameux test de la tache d'encre en psychiatrie qui à donné lieu à de nombreuses scênes humoristiques dans le cinéma français et étranger. Une tache d'encre noire ou bleue sur une feuille de papier blanc que l'on plie par la suite. Il en résulte une forme symétrique abstraite présentée au patient et interprétée par ce dernier comme bon lui semble. Voilà à quoi correspond, cette image. C'est un test de Rorschach en couleur et en léger mouvement, à l'image de mon film. En clair, je ne sais pas moi-même ce que représente cette image, je ne peux qu'imaginer. Alors, si vous y voyez quelque chose qui vous inspire ou vous déplait, c'est avec vous-même qu'il faudra voir ça.
Roch Postel
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