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Ex Collectif CMONFILM

 
          
 
 
 
 
 
 
 
Sex toys


SYNOPSIS:
Zone X, sex shop homo de la rue Garibaldi à Toulon... Un portrait, un point de vue unique et existentiel d'un employé de l'univers du sexe... un homme baigné d'une lumi&eagrave;re orangée et entouré d'un étalage bariolé et insolite, une âme entourée d'autres âmes en proie à la violence et la solitude de notre monde... une arrière boutique comme les portes d'un paradis ou d'un purgatoire... Un portrait, une peinture, une esquisse de la société moderne...

FORMAT: Mini-DV (4/3)
DURÉE: 07' 21"
BUDGET: /
SORTIE: Janvier 2006

RÉALISATION: David Mauro

CADRAGE: Vincent Cassar

MONTAGE: Mélodie Cambefort

MUSIQUE: Mayday

NOTE DE LA RÉALISATION:
Je repense avec émotion au moment ou je suis entré dans ce sex shop pour la première fois... Voici mon seul et unique documentaire (pour le moment), mon seul et unique film d'école aussi... Tout a commencé quand le hasard (et un peu les profs aussi), m'a désigné pour la réalisation d'un portrait documentaire. Au début, la perspective de ce projet ne m'emballait pas trop, j'aurais préféré travailler sur un autre projet d'école, le clip ou le gros documentaire de fin d'année, par exemple... je faisais alors grise mine d'être réalisateur à ce moment là, le portrait me semblait en effet assez inintéressant voire barban ou même anecdotique : narrer le quotidien d'un retraité collectionnant les trains électriques, très peu pour moi... Puis j'ai réfléchi et je me suis rendu compte que le portrait était le seul projet de l'école où il n'y avait pas de sujet imposé : pour peu que notre projet soit validé par le professeur, on pouvait choisir librement son protagoniste, je me suis alors dit que finalement, j'avais peu être eu de la chance... Et c'est là, que j'ai trouvé mon sujet, je décidais de me battre pour filmer le quotidien d'un employé de sex shop, comme toujours bien sùr, tout le monde a essayé de m'en dissuader, à commencer par les profs... Cependant, j'allais quand même entrer pour la première fois de ma vie dans un sex shop... trouver et persuader Franck d'être mon personnage principal ne fut vraiment pas compliqué, mais pour mener à bien mon projet et éviter de me retrouver à faire un truc calibré pour le 13 h de Pernaut, il fallait encore que j'ai l'autorisation du corps professoral. A mon grand étonnement, le feu vert me fut donné assez facilement, avec quelques réticences, mais j'avais l'accord, l'aventure pouvait commencer. Le tournage s'est déroulé sans encombre majeure, en plus du témoignage de Franck, j'avais un témoin de choix, de l'histoire que je voulais raconter, en la personne de sa maman. Au moment de filmer il y a eu des moments de grâce et de surprise comme sur tout documentaire, comme par exemple apprendre, au moment de tourner, les désirs de paternité de notre héro... La somme de rush était importante et j'avais pas mal d'images chocs... je décidais alors de mettre des images subliminales, tout le monde y fut opposé une nouvelle fois... heureusement, j'ai eu la bonne idée de réserver la surprise pour la projection d'évaluation, pour ce qui concerne les profs... le résultat fut perplexité mêlée de sévérité... Puis vint la projection de tous les portraits à un public invité par l'école. Je doit dire que je l'ai trouvé assez guindé, ces gens invités par l'école n'étaient peu être pas le public adéquat. Je me souviendrais toute ma vie de ces personnes qui ont applaudi poliment mon film et qui après la projection, lors de l'apéritif, osaient à peine me regarder dans les yeux, on peut dire que ça m'a fait vraiment kiffer ! Après ça, je ne vais pas mentir, je me suis fait un peu charcler (gentiment) par les profs, et je suis loin d'avoir obtenu la meilleure note... mais je ne regrette vraiment pas ce que j'ai fait, je suis vraiment très fier de ce film qui ressemble ç peu près à ce que je voulais faire, même si j'aurais voulu qu'il soit plus long mais c'était évidement impossible, compte tenu de la contrainte de temps imposé par l'école. J'aurais par exemple laissé un peu plus parler la mère ou encore laissé Franck parler plus en détail de son rapport délicat avec les clients... Si j'avais les rushes, je referais sûrement le film, une sorte de “ director's cut ” , plus long et peu être plus cru aussi... malheureusement, je me suis fait déposséder de mes images par l'école, donc ce que vous avez devant les yeux est ma vision définitive de cette antre de la folie.

David Mauro



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