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NOTE DE LA RÉALISATION: Ce film a bien failli ne jamais exister.
J'avais pour projet de réaliser une petite fiction de Noël , fin 2005 début 2006, mettant en scêne un jeune dealer de cocaïne, qui s'était lancé dans les affaires après un Noël triste, lors duquel sa mère, de condition modeste, s'était excusé d'un repas frugal et d'un cadeau bon marché. Mais avec le recul, ce projet était en réalité une sorte d'échappatoire. La période des fêtes de fin d'année est une période difficile pour moi, sur le plan psychologique. Bien que je n'en ai pas eu conscience sur le moment, Contre la machine devait me permettre de ne pas penser à certaines choses, et d'en évacuer d'autres.
Globalement le film a été tourné à l'arrache (comme disent les jeunes), et ma réalisation fut des plus chaotiques, pour ne pas dire très mauvaise. Le projet était un échec. Il ne restait que quelques rushes, parfois sympathiques en terme de visuel, mais dont le son, lourdement négligé au moment du tournage, n'était pas exploitable. J'ai donc, après plusieurs mois, décidé de reprendre le film, d'essayer malgré tout.
Après un premier montage muet, montage qui me paraissait plutôt intéressant, j'ai opté pour une reconstitution totale de la bande son. Plusieurs banques sonores, et la musique originale de DJ Savoyard devait me permettre de le faire.
J'ai du, en quelque sorte, faire le deuil du film prévu au départ, pour finaliser ce petit clip. Aujourd'hui, le sentiment d'échec passé, je suis assez content du résultat. Un court-métrage raté à donné naissance à un clip réussi selon moi.
J'oubliais... Certains d'entre vous se demanderont peut-être, pourquoi ce titre : Contre la machine ? Comme je l'évoque plus haut, à la base, je voulais mettre en scêne un dealer dont les affaires ont débuté suite à un Noël triste, lors duquel sa mère lui offre un livre de poche intitulé Initiation aux échecs . Quelque années plus tard, notre protagoniste joue régulièrement sur son ordinateur face à Fritz, un logiciel échiquéen reconnu par les joueurs du monde entier. Contre la machine, car je voulais mettre en parallèle, le destin, machine bien huilée qui allait causer sa perte, la fête de Noël, machine commerciale qui l'avait conduit là où il en était, et Fritz, machine informatique face à laquelle il ne parvenait jamais à triompher. Trois machine, trois processus implacables contre lesquels on ne peut rien. Le film devait d'ailleurs commencer par un échiquier (un peu comme dans le Clip), trois parties se déroulaient successivement en vitesse accélérée, la voix OFF débutait : Et la machine gagne. Et la machine gagne. Et la machine, gagne... .
Roch Postel
NOTE DE L'ACTEUR PRINCIPAL: Contre la machine, devait être à l'origine un film fait à l'arrache et luttant contre l'insouciance et la niaiserie des fêtes de fin d'année, il est aujourd'hui un bon clip...
En fait l'idée de faire ce film, nous est venu lors de nos seules vacances octroyées par le Cadase (notre école de l'époque), on voulait faire un film à l'arrache, alors qu'on était les seuls (avec notre ami Nicolàs, un grand cinéaste) à être restés dans la région.
En fait pour dire la vérité, ce film devait nous permettre de patienter avant de faire un plus gros projet, écris par moi-même et coréalisé par Roch et moi, ce projet s'appelait Ad vitam eternam, projet qui par la suite a capoté et qui, je peut l'affirmer, ne verra jamais le jour, enfin bref, passons.
On s'est fait plaisir en tournant ce film ou plutôt ces rushes, Roch en tant que réalisateur et moi en tant qu'acteur principal. Nicolàs nous a prêté son appart pour la scêne de la baston, et il joue d'ailleurs le gars qui me défonce le crâne, quand on connaît la répugnance de Nicolàs pour la violence, on peut être surpris de ce déchaînement, d'autant qu'il m'a vraiment cogné avec la crosse de son flingue me faisant une belle bosse (sans faire exprès bien sur) !
La preuve qu'on a fait ce film à l'arrache, se trouve dans la scêne où on me donne un gros paquet de coke : on a tourné cette scêne après la nuit blanche du 31, à neuf heure du matin, le tout en s'auto-cadrant (Roch étant, bien sur, le gars qui me file le paquet de coke).
Voilà... (à l'époque, j'avais les cheveux court !)
David Mauro
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