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NOTE DE LA RÉALISATION: J'ai relativement peu de choses à dire sur ce film, tout est dedans !
Comme souvent, il était prévu de tourner un autre court-métrage intitulé La frappe, écrit par mon ami David. Et comme toujours, les choses nous ont filé entre les doigts, nous laissant la saveur et le fumet de cette bête infecte que l'on appelle entre nous : Echec. Notre cadreuse, deux semaines avant le début du tournage, nous annonce qu'elle part en Pologne avec son père pour les vacances. Elle emporte avec elle la fameuse PD170, caméra professionnelle avec laquelle nous devions tourner. Notre acteur principal nous lâche. C'est la grosse dépression...
C'est alors que je propose de mettre tout ça en image, dans un film tourné comme un reportage documentaire. Pour se faire nous devions travailler avec une XL1 de Canon (autre caméra bien sympa). Mais là encore un problème survient et l'on se retrouve sans rien. Ou plutôt avec notre petite Mini-DV Handycam de Sony et son micro à électret tout piteux. Finalement, conscients des problèmes techniques que nous rencontrerons au tournage, nous décidons de tenter l'aventure.
Le résultat, bien que très éloigné de ce que je voulais (au sens technique), et très proche de ce que je pensais obtenir avec le matériel utilisé. Le montage fut donc assez difficile en ce qui concerne l'étalonnage et le mixage. Les températures de couleurs variaient très souvent et parfois même sans logique apparente. Cela dit à part deux ou trois plans, les dominantes furent rattrapées avec succès. C'est bien entendu le son qui pose le plus de problème dans ce film. Honnêtement, je vais être dur. Pour ma part, la qualité sonore n'est pas acceptable même si je pense vraiment qu'elle est le fruit de notre équipement et rien de plus. C'est d'autant plus dommage que tout le reste passe bien.
Le tournage s'est d'ailleurs très bien déroulé. Je m'en souviens comme d'un vrai moment de plaisir. Par exemple, la scêne dans laquelle nous sommes ivre était réellement géniale à interpréter, tout comme le débat sur le destin, ou encore la blague du il est mort . Ce fut également l'occasion de travailler avec de nouveaux membres. Je remercie d'ailleurs tous ceux qui nous ont permis de construire ce film secondes après secondes. C'est en cela qu'il est pour finir le symbole d'une petite réussite. Nous avons exprimé ce que nous sommes, ce que nous étions à un instant T . Nous devions le faire, et bien voilà, nous l'avons fait.
Roch Postel
Ouais, on a enfin fini ce presque moyen métrage !
C'est vrai que tout ce qui est dans le film est vrai ou presque, on a juste changé le nom des personnages du moins ceux des lâcheurs , on a également changé le pays dans lequel la cadreuse se barre...
Je pense qu'il était obligatoire de faire ce film, car il est le parfait reflet de notre désarroi, comme je l'ai déjà dit sur ce site, nous devons détenir le record de films qui ont capotés, 3'47" ne fait que montrer, d'une manière tragi-comique, nos espoirs constamment bafoués par la détresse qui suit fatalement...
Techniquement, il est vrai que le film n'est pas très bon, mais ce défaut, à mon sens renforce l'idée du film : deux réalisateurs laissé pour compte et qui n'ont aucun moyen de réaliser leur projet, et je le dis et le répéte ce film est indispensable, car il narre le début plutôt difficile du collectif CMONFILM, plus tard, quand tout ira bien, on pourra dire que c'est comme ça que ça a commencé...
Sinon le tournage a été plutôt sympathique, même si c'était plutôt dur de jouer et de réaliser en même temps. Vous remarquez que dans ce film je parle à Raimu, ce qui est quand même la super classe. Il y a eu pas mal d'improvisation, notamment sur les dialogues absurdes comme par exemple celui sur le destin ou encore sur le délire du travelling à l'ancienne .
La scêne où on est bourré a été particulièrement drôle à tourner, entre les prises c'était le fou rire garanti, il faut dire que moi, je ne faisait pas semblant, je buvais réellement de l'alcool (du martini pour être plus précis), sachant qu'on a refait la prise une bonne dizaine de fois, j'ai finis plutôt éméché ! Roch quand à lui avait rempli sa cannette d'eau car il refuse toujours catégoriquement de boire une seule goutte d'alcool, cependant le fou rire l'a quand même pris et il était tellement dans son personnage, que finalement il était réellement bourré lui aussi ! Au final ça donne un plan fixe de 3 minutes à l'envers et flou ! Enfin voilà on s'est bien marré.
David Mauro
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